
Depuis le 9 avril 2026, la limite d'exposition professionnelle au plomb sur huit heures est de 0,03 mg/m³. Ce que cela implique pour préparer les travaux.
La préparation d'un curage ou d'une rénovation dans un bâtiment ancien doit tenir compte du risque lié au plomb, notamment lorsque des revêtements sont déposés ou dégradés. Depuis le 9 avril 2026, la valeur limite d'exposition professionnelle sur huit heures pour le plomb et ses composés inorganiques est fixée à 0,03 mg/m³ pour la fraction inhalable, exprimée en plomb métal. Cette limite concerne l'air respiré par les travailleurs : elle ne permet pas, à elle seule, de conclure qu'une peinture contient du plomb.
Ce qui change pour la préparation des travaux
Le décret du 8 avril 2026 renforce le cadre de prévention des expositions professionnelles. Il prévoit aussi des valeurs limites biologiques et des dispositions transitoires jusqu'à fin 2028. Leur application relève de l'évaluation des risques et du suivi assuré avec le service de prévention et de santé au travail.
Avant toute dépose susceptible de produire des poussières, il faut réunir les diagnostics disponibles, identifier les zones concernées, choisir les méthodes d'intervention et définir les protections collectives, les contrôles et la filière adaptée aux déchets. Un diagnostic de revêtement, une mesure de l'air et un suivi biologique répondent à des questions différentes : ils ne se remplacent pas.
Notre approche
TA-PRO DÉMOLITION étudie les opérations de déplombage et de curage dans un périmètre défini avec la maîtrise d'ouvrage. Les mesures de prévention et les moyens d'intervention sont déterminés à partir des repérages, du mode opératoire et de l'évaluation des risques propres au chantier.
Sources officielles
Décret n° 2026-253 du 8 avril 2026, articles 1 et 2 — Légifrance. Valeur limite d'exposition professionnelle — Code du travail, article R. 4412-149. Risques liés au plomb — ministère du Travail.